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À propos de

La Simplificatrice

Mon histoire

 

Dès ma plus tendre enfance, je ne cadrais pas « dans le moule ». Trop énergique, trop curieuse, trop intense, trop directe. Pas assez motivée par ce qui se passait en classe, pas capable de tenir en place, pas intéressée à jouer avec les enfants de mon âge, pas comme les autres. Toujours à crier à l’injustice, à me rebeller contre les non-sens, à demander des comptes aux adultes et à ne pas comprendre, surtout, pourquoi je n’étais « pas correcte ».

 

Chacun avait son opinion sur mon « problème ». Je devais avoir un trouble de l’attention avec hyperactivité (TDAH). Ou être autiste. Ou bipolaire. Ou borderline. Mais les médecins et les psychologues ne trouvaient rien de réellement anormal chez moi. Le consensus était donc que je voulais simplement attirer l’attention. Et que j’étais possiblement hypocondriaque, avec tous mes petits bobos invisibles et, donc, « imaginaires ».

 

J’ai éventuellement quitté mon petit village natal pour aller étudier à l’Université de Sherbrooke. Pour la première fois, je me sentais à ma place. Ou moins « extraterrestre », en tous cas. J’ai rencontré des amis qui me comprenaient, enfin. Avec qui les conversations et la vie avaient du sens. J’ai décroché, en quatre ans et demi, un diplôme en communication et un autre en traduction pour devenir traductrice en marketing. Dès mon arrivée sur le marché du travail, j’obtenais déjà de bons postes avec de bonnes conditions dans des boîtes reconnues. Mais j’ai vite compris que mon travail n’apportait pas grand-chose à l’humanité. Ma créativité et mon ingéniosité contribuaient au succès de multinationales qui encourageaient la surconsommation, le surendettement et, ultimement, la destruction de l’environnement. Ça a rapidement été le brown out.

 

Techniquement, je n’avais pas « réellement » de raisons de faire une dépression. Et j’avais mal « partout », bien que rien ne ressortait des radiographies et des scans. Encore une fois, rien de « logique » ni de « visible ». Comme 2 et 2 font 4, un rhumatologue m’a donné, après avoir consulté mes résultats de tests négatifs, m’avoir posé quelques questions et pesé sur différents endroits de mon corps, un diagnostic de fibromyalgie. Qui venait automatiquement avec un abonnement à vie aux antidépresseurs, aux somnifères, aux relaxants musculaires et aux antidouleurs. Il m’a souhaité bonne chance. Apparemment que ça ne se guérit pas, cette maladie chronique de source inconnue. C’était en 2011. J’avais 25 ans et ma vie était déjà « fichue »… No way ! J’ai décidé de chercher une solution.

 

J’ai tout essayé (ou presque!). À un moment donné, j’ai rencontré une naturopathe qui m’a fait arrêter de consommer du gluten. Je me disais que c’était une maudite folle, parce que le gluten, c’était ma vie. Mais force a été de constater que 80 % de mes douleurs musculaires chroniques ont disparu après 6 semaines. J’ai donc dû apprendre à manger d’autres choses. La déprime, elle, ne me quittait pas. Et même si je parvenais encore à travailler (contre toute attente), je fonctionnais à peine en dehors du bureau. Je dormais dans la cage d’escalier de secours, le midi, et je me couchais en rentrant à la maison. Mais le pire, surtout, c’était que je n’étais plus que l’ombre de moi-même. Je n’arrivais plus à suivre les conversations, à avoir du plaisir et à m’émerveiller de la vie. J’étais une petite loque humaine qui ne faisait que travailler, dormir et « chialer ».

 

En 2014, j’ai fini par essayer une cinquième naturopathe recommandée par une amie de ma sœur. Elle m’a fait passer des tests pour évaluer le niveau de mes neurotransmetteurs. Tout était si bas qu’elle était surprise que j’arrive encore à travailler. Elle m’a commandé des suppléments ciblés pour donner un coup de pouce à mon système. En dedans de 3 mois, j’ai recommencé à être moi-même. Après six mois, j’allais mieux qu’avant que les médecins me condamnent en 2011.

 

J’ai tellement été fascinée par l’efficacité de la naturopathie que j’ai décidé de devenir naturopathe moi-même en étudiant à l'École d'enseignement supérieur de naturopathie du Québec (ÉESNQ). Ce qui m’a amenée à devenir coach en santé. Puis j’ai réalisé que j’avais aussi un intérêt particulier pour la relation d’aide et la psychologie du changement. Alors j’ai étudié la programmation neurolinguistique pour devenir coach en PNL au Centre québécois de PNL (CQPNL).

 

Quand j’ai finalement eu tous mes diplômes en poche, en 2020, la pandémie de COVID-19 est venue mettre un solide frein à mon lancement d’entreprise de coaching. Tout le monde était confiné et personne ne savait combien de temps ça pourrait durer. Je me suis ainsi recyclée dans l’animation d’activités pour les aînés, histoire de me rendre utile à la société. Encore une fois, j’avais une existence enviable, mais je continuais à rencontrer plusieurs difficultés dans ma vie personnelle et professionnelle, et les petits épisodes de burn-out, de bore-out et de brown-out se succédaient. Ça me laissait vraiment perplexe. Avec tous outils que j’avais, ça n’avait carrément aucun sens.

 

C’est dans cette même période que j’ai découvert le haut potentiel. Après avoir lu des tonnes de livres sur le sujet et effectué de nombreuses recherches, j’ai passé une évaluation en haut potentiel au Centre intégré de développement de la douance et du talent (CIDDT). De fil en aiguille, j’en suis venue à comprendre que mon cerveau était hyper performant, mais aussi hyper stimulé de toutes les façons possibles (j’ai tous les types de haute sensibilité à un niveau relativement élevé). Et que j’avais, par conséquent, des défis et des besoins différents de la majorité de la population, et qu’il fallait que j’ajuste ma vie et ma supplémentation en conséquence.

 

Un an plus tard, j’ai réussi à atteindre un bien-être jusque-là inégalé. Et bien que la vie m’ait amenée à vivre des expériences extrêmement difficiles, entretemps, je n’ai pas rechuté. J’ai désormais une carrière que j’adore (et dans laquelle je vois que j'ai un impact positif réel et direct sur la vie d'autres personnes HP et/ou HS), un mode de vie parfaitement adapté à ma réalité et des relations saines et équilibrées. Et je crois fermement que si c’est possible pour moi, c’est possible pour vous. À votre façon, bien sûr. Et nous allons trouver comment !

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